La FAAEL et les bienfaits d’être bébé nageur

Un mot sur la FAAEL

Crée en 1982, la FAAEL (Fédération des Activités Aquatiques d’Eveil et de Loisir) est reconnue par le Ministère de la Jeunesse et des Sports grâce à son agrément Jeunesse Education Populaire. Elle est régie par ses statuts en tant qu’une association loi 1901.

À ce jour, 160 centres répartis sur toute la France sont adhérents de la FAAEL. Ce label est un gage de qualité et de sérieux. Les activités sont encadrées par des animateurs formés dans le respect de la circulaire Périllat. La FAAEL est reconnue dans le monde entier, elle est à l’origine de la charte de l’Education Aquatique Infantile signée par de nombreux pays.

Son objectif est de promouvoir des activités de qualité pour les enfants dès leur plus jeune âge, avec la présence affective et sécurisante des parents. Une approche originale de l’eau en liberté « sous surveillance ».

En confiance et à l’aise dans l’eau

Le contact avec l’eau en bas âge permet à l’enfant d’aborder la verticalité, l’apesanteur, la surface et la profondeur de cet élément. Bébé a des points d’appui, même si le milieu est fluide. Cette activité développe son schéma corporel.

L’enfant se construit avec l’expérience de l’exploration. La piscine est un endroit inhabituel, qui peut faire peur, même si bébé n’a pas la notion du risque. C’est le rapport à ces limites qui est structurant pour lui.

Deux balles par ici, un arrosoir par là, des frites en mousse pour se diriger, une sorte de mini baignoire où barbote un petit garçon…La découverte de l’eau se fait à travers le jeu.

L’eau, avec ses caresses à même le corps, devient un nouveau terrain de jeu. Du plaisir à l’état pur !

Les bambins n’apprennent pas à nager, mais à être à l’aise dans l’eau, en prenant bien le temps de s’installer avec papa ou maman. Sans bouée ni ceinture ou brassards. Le contact sensuel est important autant que cette relation de confiance qui s’instaure entre eux. C’est ce qui va déterminer la progression de bébé.

Pas d’interdit

L’enfant vit l’eau comme il en à envie. « L’activité doit partir de l’enfant et non des parents. Laissons l’enfant faire car il sait », dit Andrée BELVEDERE, maître-nageur et animatrice à la piscine Léon BIANCOTTO. Souvent bébé saute du tapis, mais du côté opposé à celui des parents, vers la quête de l’autonomie. C’est dans la répétition de ce type de geste qu’il va se construire. Lui qui connaît déjà le cocon utérin et le bain pris à la maison, a besoin de comprendre de nouveaux mécanismes comme se jeter seul à l’eau, par exemple.

Bienfaits de l'activité: Un peu de lecture pour ceux qui veulent en savoir plus

L’activité des Bébés Nageurs est un moment privilégié de plaisir dans l’eau, d’éveil sensoriel et moteur, d’aisance et d’autonomie aquatique pour les enfants de 4 mois à 6 ans.

Mais c’est aussi un véritable loisir d’éveil familial, « une parenthèse affective et ludique à partager entre parents et enfants ».

Cette activité ludique et familiale favorise l’épanouissement et l’éveil moteur.

Bébé ne doit être à jeun. Le biberon du matin est indispensable car les nourrissons n’ont pas de réserve énergétique. D’où des risques d’hypoglycémie et de refroidissement. C’est aussi la raison pour laquelle il faut bien leur sécher le corps et les oreilles, et les nourrir après chaque séance. Pour cela, nous vous convions dans la salle détente où les enfants trouveront jeux et goûters mis à disposition par l’association avec l’aide des parents. Une bonne occasion de partager les expériences entre parents.

Premiers plouf, clapotement ou encore pédalages….

Bébé doit évoluer de sa propre manière, suivant ses potentiels et à son propre rythme. Afin qu’il n’y ait pas de difficultés.

C’est pourquoi le lien parents-enfants est aussi important, car il est extrêmement structurant. Le parent est un participant et un partenaire référent pour le nourrisson.

Enfin, l’aménagement du bassin avec différents objets et couleurs est également facilitateur pour la découverte de votre bébé.

Bébé se familiarise avec le milieu aquatique en explorant son environnement. Il va sous l’eau spontanément et fait le petit chien. L’idée est de laisser libre cours à des moments d’échange et de partage privilégié entre adulte et l’enfant, l’objectif est de l’accompagner dans cette quête d’autonomie au sein de l’élément liquide.

Laissez faire l’enfant pour qu’il acquière toujours plus de bien-être et de confiance. Et, au final, une certaine maîtrise de soi, de son corps et de l’eau.

L’étape de l’immersion est essentielle

Cette étape de l’immersion est essentielle pour lui car il va accepter peu à peu ce grand saut dans l’inconnu, apprivoiser ce nouvel élément. Mais dans le pratique, les relations parents-enfants viennent parfois jouer les trouble-fête. « Plus les parents vont être demandeurs, plus l’enfant va aller en deçà de ses efforts et donc de leur volonté », prévient Andrée BELVEDERE. Si cette expérience est mal vécue, cela peut avoir des conséquences sur l’affect de l’enfant et entraîner un traumatisme. C’est pourquoi il est important de respecter sa personnalité et son rythme.

Les animateurs conseillent aux parents d’aller voir leur enfant sous l’eau. Et c’est la surprise totale : bébé a les yeux écarquillés avec un grand sourire. Il peut passer quelque secondes sous l’eau, le temps de bloquer sa respiration pour éviter de boire la tasse. A 18 mois environ, il se déplace seul. Autonome vers 2 ans, il emprunte palmes et lunettes. On s’amuse alors dans l’eau, avec l’eau et en dehors de l’eau.